Il y a des falaises sur la mer
Dans tes yeux.
Des ponts dans les lignes de tes mains.
Des traces effacées.
Il y a des limites
Qui n’en sont
Pas.
Kimberly-Ann Côté
Il y a des falaises sur la mer
Dans tes yeux.
Des ponts dans les lignes de tes mains.
Des traces effacées.
Il y a des limites
Qui n’en sont
Pas.



J’ai trouvé le mot
patience
Dans
Un ciel et l’eau
confondus
L’horizon n’y avait
plus de
sens.
Les sens perçoivent
l’animosité qui grafigne
le système limbique.
Les neurones s’actionnent
Ils pigent
Dans un paquet de molécules
Organisés
Le mot
De trop
Celui qui ahinile
Tout chemin hurlant l’amour.
Il faudra maintenant rebâtir
Sur les ravages de notre chicane.
La vie a basculé.
Les intérieurs démocratisés.
On voit le plus beau et
le plus
Laid.
Se côtoyer
De proche.
On a enlevé une couche
Du vernis de la vie
À cent-mille à l’heure.
Les lumières intimes font maintenant
ronfler de fatigue
nos routeurs
Sans-fil.
Seras-tu là
Quand je me râperai
Les genoux
Sur le béton
De la vie.
Metterais-tu
Tes mains
Pour empêcher
Ma tête
De frapper
Les murs
De l’existence
Même si tu n’en es pas responsable. Toi.
Oxygène
Fermer les yeux.
Ne plus rien voir.
Imaginer.
Les valves du cœur qui pompent
Le sang qui perfuse
Les tissus
En flot continu
De globules rouges tourbillonnants
Libérant au passage
Oxygène
Sans quoi
Tout est foutu.
