Il y a des falaises sur la mer

Dans tes yeux.

Des ponts dans les lignes de tes mains.

Des traces effacées.

Il y a des limites

Qui n’en sont

Pas.

Chicane

Les sens perçoivent
l’animosité qui grafigne
le système limbique.

Les neurones s’actionnent
Ils pigent
Dans un paquet de molécules
Organisés
Le mot

De trop
Celui qui ahinile
Tout chemin hurlant l’amour.

Il faudra maintenant rebâtir
Sur les ravages de notre chicane.

La vie a basculé

La vie a basculé.

Les intérieurs démocratisés.
On voit le plus beau et
le plus
Laid.
Se côtoyer
De proche.
On a enlevé une couche
Du vernis de la vie
À cent-mille à l’heure.

Les lumières intimes font maintenant
ronfler de fatigue
nos routeurs

Sans-fil.

Oxygène

Oxygène

Fermer les yeux.

Ne plus rien voir.

Imaginer.

Les valves du cœur qui pompent

Le sang qui perfuse

Les tissus

En flot continu

De globules rouges tourbillonnants

Libérant au passage

Oxygène

Sans quoi

Tout est foutu.