Bêtes perdues

Je ramasse les individus perdus. Je ne peux pas faire autrement. J’en prends soin, un peu, pour qu’ils aillent mieux. Puis, je dois les remettre dans la nature pour la plupart. J’en garde peu. Je garde ceux qui sont les plus doux avec moi, pour ne pas souffrir. Mais toutes les petites bêtes méritent un peu de répit, un petit peu de lait quand elles sont perdues.

Sensibilité

Les personnes sensibles ont accès à beaucoup de nuances dans leurs sentiments et leurs émotions. Ils nous font vivre des choses extraordinaires et leur force créatrice est puissante. Mais leur souffrance et leur détresse peut être tout aussi grande. Elle peut faire peur. Je pense qu’il ne faut pas s’en étonner ni s’en éloigner. Il faut savoir les aider à dompter leur bête noire, parce que ces gens ne sont pas importants seulement dans leurs moments de gloire. 

-réflexion suite au suicide de grandes personnalités du monde

Réflexion sur l’évolution

Puis tout à coup.

Je me suis dit qu’il n’y avait peut-être aucune raison qu’on place l’humain en haut de l’arbre de l’évolution. Sur quoi était basée cette vision biaisée de l’évolution ? Il n’y avait rien de mieux que l’humain en ce qui concerne l’évolution ? Pourtant, chaque espèce se place au bout d’une branche dans cet arbre. Si on bascule la feuille de papier de quelques centimètres d’un côté ou de l’autre, ou bien que drastiquement on tourne la feuille de sens, l’humain tombe plus bas. Alors serait-ce pour la complexité de ses systèmes ? Pour sa domination sur la nature ? Pourtant, il suffirait de peu pour qu’il disparaisse de la surface de la planète. Pour ses capacités cognitives ? J’en doute de plus en plus. J’ai plutôt l’impression que ce sont cesdites capacités qui le font courir à sa perte en ce moment.

Puis tout à coup, je me suis dit que chaque espèce qui existe actuellement est le fruit d’une évolution parfaite en quelque sorte. Et que l’être humain devrait s’asseoir et contempler le spectacle avec beaucoup plus d’humilité.